Samsung et SM Entertainment misent sur la télévision gratuite pour redessiner la diffusion des concerts de K-pop

Du concert-événement au rendez-vous régulier : un changement de logique

Dans l’économie de la K-pop, les grandes annonces ont longtemps pris la forme d’un album très attendu, d’une tournée mondiale à guichets fermés ou d’une diffusion exceptionnelle réservée aux fans les plus mobilisés. L’initiative dévoilée par Samsung Electronics et SM Entertainment raconte autre chose : non pas seulement un nouveau programme, mais une nouvelle manière d’organiser la circulation des spectacles musicaux. Selon les informations communiquées en Corée du Sud, la plateforme gratuite financée par la publicité Samsung TV Plus va lancer, en partenariat avec le géant du divertissement SM Entertainment, un programme baptisé « Monthly SM Concert », autrement dit un rendez-vous récurrent consacré aux captations de concerts K-pop.

Le détail peut sembler technique, mais il est en réalité décisif. Les performances seront proposées de façon régulière, tous les samedis à 19 heures, sur des canaux dédiés au sein de l’écosystème Samsung, notamment STN, pour Samsung TV Network, ainsi que la chaîne SMTOWN. Ce que l’on voit se dessiner ici, c’est le passage d’un contenu événementiel à une programmation pensée comme une grille. En France, cette logique évoque davantage la télévision de rendez-vous que la consommation désordonnée de clips sur smartphone. On ne clique plus seulement sur une vidéo parce qu’un algorithme l’a poussée ; on revient à heure fixe, comme on l’a fait pendant des décennies pour un magazine culturel, une soirée cinéma ou un concert retransmis en prime time.

Pour un lectorat francophone, l’intérêt de cette annonce dépasse largement le cercle des amateurs de K-pop. Elle éclaire l’évolution d’un secteur qui ne se contente plus de vendre des chansons ou des billets de concert, mais cherche à transformer la performance live en produit audiovisuel durable. Autrement dit, la scène ne s’achève plus avec les derniers rappels. Elle devient un actif de plateforme, un programme, une habitude. Dans un paysage médiatique où les usages sont fragmentés entre YouTube, TikTok, Netflix, la télévision connectée et les réseaux sociaux, cette hybridation entre réflexes de télévision classique et mécanismes du streaming mérite que l’on s’y arrête.

Le fait que cette initiative émane à la fois d’un industriel de l’électronique grand public et d’une maison de production emblématique de la Hallyu, la « vague coréenne », n’est pas anodin. D’un côté, Samsung ne vend plus seulement des écrans ; il orchestre un environnement de visionnage. De l’autre, SM Entertainment, l’une des agences qui ont façonné l’histoire moderne de la K-pop, ne produit plus uniquement des artistes : elle administre un catalogue, des marques, des communautés de fans et désormais des formats de diffusion pensés pour différents supports.

Le pari du FAST, ou la K-pop au-delà du paywall

Le cœur stratégique de l’opération tient dans le modèle choisi : le FAST, pour « Free Ad-Supported Streaming Television ». Derrière cet acronyme devenu familier dans l’industrie, on trouve une formule simple : l’utilisateur regarde gratuitement, en échange de coupures publicitaires. C’est un modèle que le public francophone connaît déjà de manière diffuse, à travers la multiplication des chaînes gratuites sur téléviseurs connectés, des plateformes financées par la publicité, ou encore des offres hybrides qui tentent de répondre à la fatigue des abonnements. Dans un foyer où l’on additionne déjà Netflix, Disney+, Canal+, Prime Video, Spotify et parfois d’autres services locaux, la promesse du gratuit redevient un argument puissant.

Appliqué à la K-pop, ce modèle change la portée du concert filmé. Jusqu’ici, les contenus de scène relevaient souvent du premium : billet physique, livestream payant, DVD, VOD ou accès réservé à une communauté de fans prête à monétiser son attachement. En choisissant un environnement gratuit soutenu par la publicité, Samsung TV Plus et SM Entertainment déplacent la frontière. Ils ne ferment pas le concert à un noyau dur de consommateurs ; ils l’ouvrent à un public plus large, y compris à ceux qui n’auraient pas spontanément déboursé pour voir une captation.

Ce mouvement dit beaucoup de la maturité de la K-pop. Le secteur reste structuré par les fandoms, ces communautés de fans hautement organisées capables d’acheter, streamer, commenter, voter et mobiliser à grande échelle. Mais il cherche, en même temps, à élargir son rayon d’action au-delà des cercles déjà convertis. Le FAST répond précisément à cette ambition. Il sert de porte d’entrée. Un téléspectateur peut tomber sur un concert sans avoir planifié sa soirée, découvrir un groupe au détour d’une navigation sur sa télévision connectée, puis prolonger l’expérience vers les réseaux sociaux, les plateformes musicales ou l’achat de billets pour une date future.

En Europe comme en Afrique francophone, où les trajectoires d’équipement et de pouvoir d’achat diffèrent sensiblement d’un marché à l’autre, le gratuit financé par la publicité a aussi une signification sociale. Il réduit la barrière d’accès. Bien sûr, il faut disposer d’un appareil compatible et d’une connexion suffisante, ce qui ne va pas de soi partout. Mais le principe reste plus inclusif qu’une succession de paiements. En cela, il s’inscrit dans la logique de circulation mondiale de la culture populaire contemporaine : faire entrer le contenu là où se trouve déjà l’utilisateur, plutôt que lui demander un effort financier ou technique supplémentaire.

Pour les professionnels des médias, cette bascule rappelle un phénomène plus large : la réhabilitation de la publicité comme moteur d’acquisition d’audience dans l’univers du streaming. Après des années dominées par la promesse du tout-abonnement, les groupes audiovisuels redécouvrent qu’un modèle gratuit, bien distribué et soutenu par une programmation claire, peut produire de la fidélité. Samsung et SM testent cette idée avec la K-pop. Si l’expérience fonctionne, elle pourrait inspirer d’autres catalogues, d’autres labels et d’autres marchés.

Pourquoi le format « mensuel » compte autant

Le mot le plus intéressant de l’annonce est peut-être le plus simple : « mensuel ». Il marque la rupture avec la logique du coup d’éclat. L’année dernière, Samsung TV Plus avait déjà diffusé en exclusivité un grand événement, « SMTOWN LIVE 2025 in L.A. ». Cette fois, le dispositif change d’échelle. On ne parle plus d’une retransmission exceptionnelle destinée à faire du bruit pendant quelques jours, mais d’une série de rendez-vous conçus pour s’installer dans le temps.

Dans l’industrie culturelle, la récurrence est une monnaie précieuse. Elle crée de l’attente, de l’habitude et, surtout, une raison de revenir. Une plateforme qui propose un concert isolé attire ponctuellement ; une plateforme qui promet un nouveau concert chaque mois cherche à fabriquer un réflexe. C’est exactement la mécanique de la fidélisation. Les chaînes historiques la maîtrisent depuis longtemps : le film du dimanche soir, la matinale, la case documentaire, le grand match. Le streaming, lui, a d’abord fonctionné à la demande, selon une logique de bibliothèque infinie. Désormais, les deux mondes se rejoignent. Le direct, la programmation et les rendez-vous reprennent de la valeur.

Pour SM Entertainment, le bénéfice est tout aussi net. Un concert n’est plus seulement la trace d’un moment vécu en salle ; il devient un épisode dans une stratégie de marque continue. Sous l’étiquette « Monthly SM Concert », chaque nouvel artiste enrichit l’ensemble. Le nom même de la collection agit comme un emballage éditorial. Il donne au public une promesse de cohérence : on ne vient pas seulement pour un groupe, on vient pour une série, un univers, une vitrine de l’écosystème SM.

Il faut ici rappeler à quel point les agences sud-coréennes raisonnent en termes de systèmes intégrés. En Corée du Sud, une grande société de divertissement n’est pas uniquement un label discographique. Elle encadre la formation, la production, la communication, les tournées, les produits dérivés, les communautés numériques et les partenariats internationaux. La performance en concert, dans ce schéma, n’est plus un simple prolongement de l’album ; elle devient une ressource exploitable sur plusieurs temporalités. Une date se joue en salle, puis revit en vidéo, puis nourrit le récit de groupe, puis entretient l’intérêt avant la prochaine sortie.

Ce que Samsung TV Plus et SM Entertainment mettent sur la table, c’est donc une forme de sérialisation du spectacle musical. On ne consomme plus seulement un concert ; on s’abonne mentalement à l’idée d’un concert régulier. Pour les observateurs européens, cela rappelle la manière dont certaines institutions culturelles ont appris à médiatiser leurs saisons : l’Opéra, les festivals, les chaînes spécialisées. Sauf qu’ici, la mécanique est placée dans un environnement gratuit, connecté et mondialisé.

NCT WISH en ouverture : une stratégie de fandom et de conquête

Le premier programme annoncé donnera le ton. Le 30 du mois, les spectateurs pourront découvrir « NCT WISH First Concert Tour Into the WISH : Our WISH Encore in Seoul ». Le choix n’a rien d’innocent. NCT WISH représente une génération de K-pop façonnée pour circuler vite, parler à un public transnational et capitaliser sur une base de fans déjà engagée, mais encore en expansion. En ouvrant la série avec un « encore » à Séoul, SM envoie plusieurs messages à la fois.

D’abord, l’agence s’appuie sur l’énergie d’un spectacle qui a déjà fait ses preuves sur scène. L’« encore », dans le langage du concert, n’est pas seulement un rappel au sens strict ; c’est souvent une extension symbolique d’une tournée réussie, un moment réservé à une demande forte du public. Diffuser cette version filmée permet de prolonger la chaleur de l’événement et de la transformer en seconde vie audiovisuelle. Ceux qui étaient présents peuvent revivre l’expérience ; ceux qui ne l’étaient pas ont le sentiment d’entrer malgré tout dans la conversation.

Ensuite, le choix de Séoul n’est pas anodin. Dans l’imaginaire mondial de la Hallyu, la capitale sud-coréenne fonctionne comme un centre de gravité. Pour de nombreux fans francophones, qu’ils vivent à Paris, Bruxelles, Abidjan, Dakar, Montréal ou Kinshasa, Séoul est à la fois un lieu réel et un horizon culturel. Voir un concert enregistré sur place, dans son contexte de production originel, renforce l’authenticité perçue du produit. On n’est pas dans un clip isolé de son environnement, mais dans une performance qui porte encore la marque de son ancrage local.

Cette première diffusion illustre aussi un point essentiel : la K-pop actuelle fonctionne en chaîne continue. Album, scène, extraits courts, coulisses, diffusion exclusive, réseaux sociaux, produits dérivés, fan meetings, tout est relié. Le concert filmé n’est plus un objet autonome ; il est un maillon. Il sert à consolider la loyauté des fans existants tout en abaissant le seuil d’entrée pour les curieux. Un adolescent qui découvre NCT WISH sur un téléviseur familial peut ensuite aller chercher les morceaux sur les plateformes audio ; un fan plus aguerri peut utiliser cette diffusion comme rituel communautaire, en commentant en direct sur X, Instagram, TikTok ou dans des groupes privés.

C’est là que la stratégie devient particulièrement lisible. Samsung TV Plus offre un espace de visionnage ; SM fournit une matière émotionnelle déjà validée par la scène. Ensemble, les deux acteurs construisent une passerelle entre l’intensité du live et la répétabilité du numérique. En langage plus simple : ils essaient de faire d’une soirée de concert une habitude d’écran.

Cinq pays aujourd’hui, une ambition mondiale en filigrane

La diffusion annoncée concernera la Corée du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Brésil et le Mexique. La France ne figure pas dans cette première vague, pas plus que les grands marchés francophones d’Afrique. Mais la liste des territoires choisis est déjà riche d’enseignements. Elle révèle que la stratégie n’est pas pensée pour le seul marché domestique sud-coréen. Elle repose d’emblée sur une circulation internationale simultanée, avec des zones éloignées les unes des autres, mais réunies par une consommation active de culture pop mondialisée.

Le choix du Brésil et du Mexique, en particulier, mérite attention. L’Amérique latine est devenue l’un des espaces les plus dynamiques pour la K-pop, avec des fandoms extrêmement visibles, une forte culture de l’engagement numérique et une tradition d’appropriation intense des phénomènes musicaux transnationaux. L’Australie et la Nouvelle-Zélande, elles, offrent des marchés connectés où les services sur téléviseurs intelligents trouvent plus facilement leur public. Quant à la Corée du Sud, elle reste le laboratoire et le socle symbolique du dispositif.

Ce déploiement, même limité, souligne une transformation profonde de la distribution culturelle. Pendant longtemps, l’internationalisation de la musique se racontait par les charts, les ventes physiques, les tournées ou la signature avec des distributeurs locaux. Ici, l’exportation passe aussi par l’interface. Ce n’est pas seulement le contenu qui voyage ; c’est le cadre de consommation qui l’accompagne. Le concert devient disponible dans un environnement de visionnage déjà installé chez l’utilisateur, sans passer nécessairement par les circuits traditionnels de programmation télévisée nationale.

Pour les médias francophones, cette évolution pose une question intéressante : les prochains grands combats culturels se joueront-ils autant sur les plateformes installées dans les téléviseurs que sur les scènes, les radios ou les services de streaming musical ? Tout indique que oui. À mesure que les téléviseurs connectés deviennent des hubs de divertissement, la bataille pour l’attention ne se limite plus au smartphone. Elle revient dans le salon. Et le salon, en matière de musique filmée, n’est pas un lieu neutre : il favorise l’écoute collective, l’écran large, une forme de cérémonial domestique qui sied particulièrement au concert.

On peut faire ici un parallèle avec certaines retransmissions sportives ou lyriques en Europe, qui tirent leur force de la synchronisation des publics. Le spectacle compte, bien sûr, mais l’idée que beaucoup regardent au même moment compte aussi. C’est ce ressort que la programmation hebdomadaire, à heure fixe, tente de réactiver à l’échelle de la K-pop mondiale.

Quand un fabricant de téléviseurs devient programmateur culturel

Cette actualité dit enfin quelque chose de l’évolution du rôle des industriels technologiques. Samsung n’est plus uniquement un constructeur d’écrans, de smartphones ou d’appareils domestiques. Le groupe agit désormais comme architecte d’expérience. Il dispose d’un parc installé considérable, d’une interface propriétaire et d’une capacité à pousser des contenus au sein de son propre environnement. C’est une position stratégique redoutable : contrôler le matériel tout en influençant l’accès au programme.

Dans ce schéma, le partenariat avec SM Entertainment apparaît moins comme une opération de communication que comme une coproduction d’usage. Samsung apporte la distribution, l’ergonomie et la promesse d’accessibilité ; SM apporte la valeur symbolique, le capital artistique et la puissance d’attraction de ses artistes. L’un sans l’autre n’obtiendrait pas le même effet. Un téléviseur, si sophistiqué soit-il, a besoin de contenus différenciants. Un concert, aussi spectaculaire soit-il, a besoin d’un chemin de circulation efficace pour toucher au-delà de son public captif.

Les propos tenus par le responsable du groupe TV Plus chez Samsung, qui évoque la volonté d’élargir une offre de divertissement distinctive grâce aux capacités technologiques et à l’expérience de connexion de la plateforme, résument bien l’état du marché. La concurrence ne se joue plus seulement sur la quantité de contenus, mais sur la façon de les contextualiser, de les rendre visibles, de les inscrire dans des routines de visionnage. Autrement dit, la technique et l’éditorial se rapprochent.

Cette logique rejoint une réalité souvent sous-estimée : malgré la domination des vidéos courtes sur mobile, certains contenus restent mieux servis par le grand écran. Le concert appartient à cette catégorie. Son efficacité repose sur la sensation d’espace, sur la lisibilité de la scénographie, sur les plans larges, sur l’ampleur sonore et sur la durée. Là où un clip TikTok se consomme en quelques secondes, une captation de spectacle réclame un autre rythme, plus immersif. En misant sur des concerts K-pop pour nourrir son offre, Samsung parie aussi sur la persistance du téléviseur comme centre du divertissement domestique.

Pour un public français ou africain francophone, cette articulation entre industrie technologique et industrie culturelle n’a rien d’abstrait. Elle résonne avec des transformations déjà visibles dans l’audiovisuel : les constructeurs deviennent distributeurs, les plateformes deviennent éditeurs, les labels deviennent producteurs de formats, et les artistes évoluent dans des écosystèmes où la scène, l’écran et la donnée ne peuvent plus être séparés.

Pourquoi cette annonce compte au-delà des fans de K-pop

Au premier regard, l’affaire pourrait sembler réservée aux amateurs de NCT, aux observateurs assidus de SM Entertainment ou aux connaisseurs de la Hallyu. Ce serait une erreur de perspective. La portée de cette annonce est plus large, car elle touche à une question centrale de notre époque médiatique : comment faire revenir le public, régulièrement, dans un univers de concurrence permanente ? Samsung TV Plus et SM Entertainment apportent une réponse claire : en mêlant la gratuité, la ritualisation et l’exclusivité.

Le concert K-pop, dans cette configuration, n’est plus seulement un produit dérivé du succès d’un groupe. Il devient un outil stratégique pour retenir l’attention, structurer une offre et occuper le terrain du streaming gratuit. L’intérêt de la nouvelle ne réside donc pas uniquement dans les noms associés au projet, mais dans le déplacement du centre de gravité. On ne nous parle pas d’abord d’un comeback ou d’un scandale people ; on nous parle de distribution, de cadence, d’accès et de fidélité d’usage. C’est une information d’industrie, et c’est précisément ce qui la rend importante.

Elle montre aussi que la K-pop est entrée dans une phase où son expansion internationale ne dépend plus seulement de la nouveauté ou du spectaculaire. Elle dépend de sa capacité à se fondre dans les habitudes quotidiennes des publics. Être visible sur une télévision connectée un samedi soir, dans une interface déjà familière, c’est franchir une étape supplémentaire dans cette normalisation mondiale. La K-pop n’est plus seulement un phénomène que l’on va chercher ; elle devient un contenu qui vient à vous.

Pour les marchés francophones absents de cette première salve, la question n’est donc pas tant de savoir si ce modèle est pertinent que de se demander quand il arrivera, sous quelle forme et avec quels partenaires. Car si l’expérience convainc, il y a fort à parier que d’autres territoires suivront. Et avec eux, peut-être, de nouvelles formes de programmation musicale hybrides, à mi-chemin entre la chaîne de télévision d’hier et la plateforme de streaming d’aujourd’hui.

En somme, l’annonce de Samsung et de SM Entertainment agit comme un révélateur. Elle rappelle que, dans la culture populaire contemporaine, la bataille ne se livre pas seulement sur la scène ou dans les classements, mais dans la manière d’organiser le temps du spectateur. Et sur ce terrain, transformer le concert en rendez-vous gratuit, régulier et international pourrait bien constituer l’une des prochaines grandes mutations de la K-pop.

Source: Original Korean article - Trendy News Korea